Le service minimum d'accueil a été mis en place jeudi à Paris dans 310 écoles et a permis d'accueillir 13.000 élèves, selon la mairie, qui ajoute cependant que "des milliers" d'enfants ont dû être refusés et juge que ce service "n'est pas applicable" en cas de grève très suivie.
Pour le service d'accueil, "310 écoles ont été ouvertes, seules trois n'ont pas pu l'être" et au total "13.000 enfants" ayant des enseignants qui faisaient grève ont pu être accueillis, a déclaré à l'AFP Pascal Cherki, adjoint au maire de Paris chargé de la vie scolaire et de la réussite éducative.
Au total, Paris compte 135.000 écoliers.
Le chiffre des écoles rejoint celui du rectorat de Paris qui, interrogé par l'AFP, a fait état de 312 écoles ayant appliqué le service d'accueil, sur les 346 où plus de 25% des enseignants avaient déclaré leur intention de faire grève.
Néanmoins, "pour des raisons de sécurité, on a dû renvoyer 2 à 3.000 enfants chez eux" à partir de "dizaines d'écoles" qui n'avaient pas les moyens d'encadrement suffisants pour les accueillir, a affirmé M. Cherki.
Il a donné comme exemple une école où étaient présents trois animateurs alors que huit des neuf enseignants étaient en grève: sur les 160 enfants qui s'y sont présentés, seuls 60 ont pu être gardés.
Il a en effet été impossible de mobiliser en 48 heures les 2.000 agents qui auraient été nécessaires, mais "1.230" l'ont quand même été, selon M. Cherki.
"On a appelé des gens à 1H00 du matin, du personnel administratif de la direction des affaires scolaires a même été mis à contribution. Le ministère ne se rend pas compte quelle pagaille cela met", a-t-il ajouté.
"Cela fait peser un climat très malsain et cela demande qu'on y réfléchisse à deux fois", a-t-il poursuivi. "La loi n'est pas applicable en cas de grosse grève", a-t-il conclu.
La grève dans les écoles maternelles et élémentaires de Paris a été suivie jeudi par 34,36% des maîtres, selon le rectorat.