Le Parisien remarque : « Parents, vous qui vous échinez à faire manger 5 fruits et légumes à votre progéniture, qui scrutez scrupuleusement la teneur en sucre de leurs boîtes de céréales favorites, et qui suivez consciencieusement les messages de prévention santé à la télé, vous n’avez pas forcément tout bon ! ».
Le journal se penche ainsi sur le livre du Pr Patrick Tounian, pédiatre et nutritionniste à l’hôpital pour enfants Armand-Trousseau à Paris, qui « va en dérouter plus d’un ». (« Obésité infantile, on fait fausse route », éditions Bayard)
Le Parisien relève que pour le spécialiste, « seuls [les enfants] qui y sont génétiquement prédisposés deviendront obèses. Et pas les autres ».
Le quotidien parle de « pavé dans la mare, contraire à tout le discours ambiant sur la prévention de l’obésité, mais qui est de plus en plus relayé dans les congrès scientifiques spécialisés ».
Le journal note que « cette prédisposition héréditaire à l’obésité est scientifiquement reconnue par tous mais d’ordinaire couplée à l’environnement de l’enfant (grignotage, alimentation riche en graisse et en sucre, manque d’activité physique…). Patrick Tounian ne nie rien de tout ça, mais pour lui cet environnement qu’il qualifie d’«obésogène» n’est que l’expression de cette prédisposition ».
Le Parisien explique : « En clair, avant, les enfants génétiquement programmés grossissaient moins, voire pas, car leur métabolisme n’était pas soumis à cette abondance, alors qu’aujourd’hui, leur corps sollicité de toutes parts n’a d’autre choix que de faire des stocks excessifs de graisse ».
Le journal livre les propos du nutritionniste, qui déclare qu’« on ne devient pas obèse en grignotant », mais précise qu’« il faut garder son bon sens. Les enfants doivent manger de tout, de manière équilibrée, pour éviter les carences. Mais sans tomber dans le fanatisme ».
Patrick Tounian indique qu’« en l’absence de test de dépistage génétique disponible, le seul moyen fiable permettant de savoir [si son enfant est génétiquement programmé pour être obèse], c’est la surveillance de l’indice de masse corporelle, et ce fameux «rebond» d’adiposité. Si avant l’âge de 6 ans la courbe de poids fait un saut, l’enfant court un risque ».
Le Parisien du 23 mai 2008