LE MINISTRE DE L'ÉDUCATION, Xavier Darcos, a annoncé dimanche 28 octobre que, dans le cadre de sa réforme du primaire en préparation, les élèves de CM1 et CM2 " dont on voit qu'ils ne seront pas capables de suivre en 6e " se verront " proposer un stage de remise à niveau ", durant les vacances de printemps ou d'été.
Invité de l'émission le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, M. Darcos a également indiqué qu'il souhaitait " concentrer les objectifs sur l'écriture, la lecture, la maîtrise de la langue ". Selon lui, " on se disperse beaucoup " à l'école primaire et " il faudrait renoncer à cette manie qu'a l'école de s'occuper d'un peu tout ". " Il faut, a-t-il ajouté, faire de l'école un athlète et non plus un sumo. "
Le ministre entend donc " clarifier " les programmes de sorte qu'ils tiennent " sur quelques pages ", que " tout le monde les comprenne " et qu'ils puissent être remis aux familles. Il a souhaité " que la représentation nationale soit associée d'une manière ou d'une autre " à l'adoption de nouveaux programmes, " soit par les commissions spécialisées " des deux assemblées, " soit par des débats ". Hormis ces précisions, M. Darcos n'a toutefois pas dévoilé les modalités de son plan pour le primaire. Initialement prévue pour la fin octobre, l'annonce de cette réforme attendra encore " deux ou trois semaines ", a indiqué l'entourage du ministre, faisant valoir l'actuelle " poursuite du dialogue " avec les syndicats. Cette annonce, souligne la même source, serait plus appropriée après les vacances de la Toussaint, qui s'achèvent le 8 novembre.
Selon le ministre, la dernière enquête internationale PIRLS sur les compétences des élèves en lecture et en écriture, dont les résultats seront publiés dans quelques semaines, devrait montrer une dégradation des résultats de la France : celle-ci passerait " dans les 6 dernières places sur 40 " et serait désormais placée " derrière la Bulgarie ".
Enfin, M. Darcos a confirmé que les deux heures libérées en moyenne par la suppression du samedi matin à partir de la rentrée 2008 resteront effectuées par les enseignants au cours de la semaine et seront consacrées aux 15 % d'élèves en grande difficulté. La répartition de ces heures (deux fois une heure ou quatre fois une demi-heure) sera décidée " au niveau local ".
LeMonde.fr (30/10/2007)